Taille de caractère : normal ou agrandie

Les news

La non-violence, l’outil du futur

Depuis 2002, UMANI, petite ONG européenne présidée par Jean-François Bernardini, fait le pari d’agir en faveur d’un modèle de société garant de valeurs humanistes et solidaires.

Jean-François Bernardini a donné une conférence sur la non-violence ce 18 février à Sarralbe.

La non-violence se fonde sur la prise de conscience de la réalité des multiples violences qui existent dans la société et sur la volonté de transformer cette réalité dans la mesure du possible.

Il propose un programme relatif à la non-violence, comprenant des conférences tout public et des interventions en milieu scolaire, des cycles de formation pour les adultes. Très impliqué dans sa fondation, Jean-François Bernardini ne ménage pas son énergie et tel un pèlerin, part à la rencontre des jeunes et des adultes, pour dit-­il « semer les graines de la non-violence. » Cette non-violence, ce respect de l’autre, de l’humain et de la terre nourricière, ce vivre ensemble qu’il chante si souvent sur scène. Il faut cultiver la paix, mais ce n’est pas une fleur que l’on cueille le matin.

« Je n’ai pas peur de parler de non-violence avec vous, mais j’ai peur de ne pas être assez contagieux. Un Corse qui parle de non-violence c’est inattendu !

Il faut commencer par reconnaître que nous avons tous de la violence en nous. Tout le monde peut être capable de violence. Notre cerveau est un ordinateur, le plus puissant de la planète. Cet ordinateur, il nous appartient de le programmer. Et d’évoquer les virus, et plus particulièrement celui de la violence. Voilà un drôle de virus qui circule aujourd’hui, dit-il. Celui qui consiste à dire ou à croire qu’il n’y a que la violence pour se faire respecter. Si vous faîtes entrer ce virus-là dans votre ordinateur, ne vous étonnez pas que vous soyez très malheureux. Car avec tout cela nous fabriquons un monde de crocodiles. Votre ordinateur, c’est vous seul qui le programmez, n’oubliez jamais ! Il parle jeux vidéo et télévision c’est le journal de 20h mais aussi comment tu me parles dans la cour du collège, dans l’atelier, en famille… Il évoque Gandhi, Marshall Rosenberg… et cette non-violence qui ne fait pas beaucoup de bruit et dont on ne parle jamais mais qui a accompli tant de belles choses. Il faut semer la non-violence. Il faut être plus girafe que chacal. Ce chacal qui critique, exige, hurle, créant un rapport de force avec l’autre. Cette girafe qui écoute, et observe sans juger, exprime des sentiments sans en rendre l’autre responsable. Le langage du cœur, tout simplement… (la girafe étant le mammifère terrestre ayant le plus gros cœur) ».

« Parler de Non-Violence en France, c’est parler d’une inconnue »

« Que vas-tu faire de ta colère, que va-t-elle faire de toi ? »

« Nous ne sommes pas éduqués pour le conflit. Soit on le nie, on l’évite, soit on cède à la violence »

« Violence égal expression tragique de nos besoins non satisfaits. »

« C’est parce que le groupe est faible que la violence s’installe. »

« Programmer son ordinateur (cerveau) pour éviter tous les virus qui passent. Les émotions sont notre météo intérieure ».

« Tout jugement est un besoin mal exprimé. Ce n’est pas parce que tu ne me respectes pas, que je ne vais pas te respecter ».

 « La colère, c’est bien mais je te propose quelque chose de plus efficace ».

« On pourrait croire que la violence était plus importante par le passé. On laisserait de côté toutes ces violences dont on ne meurt pas : économie, précarité, professeurs qui ne peuvent plus faire cours, lycéens harcelés, sexisme, burnout, réalités sociétales, comportement prédateur. Elle a changé de forme, de façade.

La violence, la colère est une énergie que je dois transformer. Elle ne résout pas durablement ce qu’elle pense régler. Elle fait perdre les luttes les plus nobles. On n’éteint pas le feu avec le feu ».

« On étudie la non-violence dans les grandes universités du monde sauf en France. On confond violence avec conflit. Le conflit ne nous condamne pas à faire la guerre. Quand vous n’avez qu’un marteau, vous avez tendance à transformer tous les problèmes en clous et nous tapons dessus. Tu as droit à toutes les émotions, tu n’as pas droit à tous les comportements.

Nous sommes aptes à une régulation non violente des conflits. La puissance transformante de la non-violence, ce n’est pas une question de discipline, c’est une question de prise de conscience.

On manque d’intelligence émotionnelle, la clé de la réussite est le quotient émotionnel.

Avoir une arme sur soi c’est comme de signer une lettre qu’on n’a pas lue. Les émotions peuvent vous rendre aveugles. Dès que vous tuez votre ennemi, ce n’est plus votre ennemi. Tous vos sentiments sont légitimes mais tous vos comportements ne le sont pas.

Quel est ton besoin chacal ? Les forces qui détruisent l’empathie sont extrêmement puissantes. L’industrie du divertissement est excellente et on a l’addiction à la violence dans la fiction. On joue sur le pouvoir émotionnel de la violence pour créer une addiction. La girafe est l’animal qui a le plus gros cœur ».

Retour à la liste des actualités
Les vidéos L'actu de Sarralbe
en vidéos !
Les photos Les plus belles images
de Sarralbe
Vue du ciel Voir la vidéo Télécharger Documents
administratifs
Vigicrues Toutes les informations
sur les crues de la Sarre
Les boutiques Les vitrines de
Sarralbe
La webcam Les cigognes de
Sarralbe